Histoire

On a raconté qu'au Moyen-Age le seigneur de la Mollerie, prisonnier de celui d'Ambois tournait la meule de son vainqueur, "Meunier captif" d'où : "Mouilleron le Captif"... La légende est plaisante, mais l'explication sans fondement linguistique.

Explication du nom de la commune

A l’origine, la ville prit le nom de “Molleron”, comme la Mollerie, désignant des terres molles, humides, en contrebas, et enserrant les quelques maisons du bourg.
En 1534, on relève dans un rapport écrit en latin : de “Moillerone Captivo” = au sujet de Moilleron captif ; ce petit chef-lieu de paroisse était en effet difficile d’accès, “captif” au milieu de nombreux passages à gué. A l’oral, on prononçait “cha-itif” puis “chétif ” (au sens de prisonnier à l’époque).

Un peu d’histoire

Ce texte retraçant l’histoire de la commune depuis le XIIème siècle a été rédigé par l’Ambois, association de recherches sur l’histoire de Mouilleron le Captif :
Le hameau d’Ambois, à 2 kilomètres au sud du bourg, fut certainement habité très tôt (passage gallo-romain). Des moines colons y sont envoyés, avant 1123, par l’abbé de Nieul sur l’Autize pour y fonder un prieuré appelé “La Chanonie” parce qu’ils étaient Chanoines réguliers de l’ordre de Saint Augustin. Avant 1260, fut également créé un prieuré-cure, dépendant de Nieul sur l’Autize.

En novembre 1793, Mouilleron le Captif devenait en principe Mouilleron-le-Libre, cependant l’arrêté du conseil général resta lettre morte.

Le 6 février 1794, la “colonne infernale” de l’adjudant-général Dufour brûle Mouilleron et Venansault. Des massacres ont lieu à la Chauffetière, à Villeneuve… On avance le chiffre de 74 maisons détruites à Mouilleron. Jean-René François Voisin, Prieur Curé de Mouilleron, prête serment en 1791, abjure, se marie ; il remplira diverses fonctions officielles de la République à Mouilleron et Belleville.

Parmi les nombreux seigneurs de Beaupuy, citons les Chauvinière dont Jacques II, lieutenant de la Vénerie du roi, fait Baron en 1642 ; les Tinguy de Nesmy depuis 1835 environ, dont Louis de Tinguy, qui fit construire en 1871 le château actuel en remplacement du vieux logis Renaissance dont il ne reste que quelques pierres.

Le premier maire (1800-1825) fut Charles-Henri Marie Chappot, sieur de la Chanoinie, médecin à Ambois. Pour avoir soigné les armées de Charrette, il avait été emprisonné aux Sables d’Olonne en 1794/1795.

1914-1918 : 59 Mouilleronais meurent pour la France. C’est plus de 10 % de la population masculine !

1960-1970 : l’exode rural commence à pousser nombre de Vendéens vers le Pays Yonnais. C’est le début des lotissements à Mouilleron le Captif : la population va plus que tripler en 25 ans.

Source : L’Ambois

HISTORIQUE DES MAIRES

1800 Charles-Henri-Marie CHAPPOT, sieur de la Chanoinie, médecin, Ambois

1825 Alexandre MALLARD, propriétaire, La Gillonnière

1830 Philippe GOUIN, La Martinière

1837 Pierre GUILLET, farinier puis cabaretier

1846 Alexandre MALLARD

1849 Jean GRIT

1851 Alexandre MALLARD

1852 Henri RAFFIN, aubergiste

1854 Etienne MARTINEAU, La Mollerie

1860 Jean ARNAUD, La Martinière

1864 Henri SORIN

1867 Henri GAUTIER, magistrat à Napoléon-Vendée

1884 Auguste GAUVIN

1896 Henri, Vicomte de Tinguy de Nesmy, Beaupuy

1919 Georges GUERITEAU, médecin

1922 Charles MARTINEAU

1925 Léon PONDEVIE, meunier, Moulin Roux

1946 Eugène GUIBERT, charpentier

1947 Aristide NICOU, hôtelier

1971 André NICOU, arboriculteur

1983 Philippe DARNICHE, pharmacien

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